Our Potager nights <3

Il n’y a pas que Cindy qui fait son potager: nous aussi ! (Et d’ailleurs, mon petit doigt me dit que même Marie s’y colle).

Fleur De Courgette, Courgettes, Légumes

Premiers pas au potager!

Cette année, c’est donc la première fois qu’on a semé des graines, planté des plants et attendu. Ca faisait longtemps qu’on voulait le faire (enfin, c’était surtout André qui en avait envie), donc en emménageant dans une maison avec un jardin, nous avons décidé de nous lancer.

 

André a préparé plusieurs semis pendant l’hiver: des courgettes, des poivrons… puis a retourné la terre, ajouté un peu de sable, d’engrais sur une petite parcelle au sol très argileux. Il y a planté des plants de salade, de betteraves et de tomates achetés au marché. Il a aussi planté des haricots « feijao » car d’après Carolina sa soeur, ils fixent les nitrates dans le sol.
De mon côté, j’ai travaillé une petite parcelle aussi: retourné la terre, désherbé, mis de l’engrais. Et j’ai planté des graines de cornichons, de basilic, de courgettes, de potimarron, de butternut ainsi que les semis de poivrons. On a eu un printemps de bargeot, donc peu de temps de s’en occuper avant les Saints de glace. C’était donc pas plus mal qu’on s’y soit pris après, puisque c’est ce qui est recommandé.

Prendra ? Prendra pas ?

En fait, les semis n’ont pas pris. Est-ce qu’on les a dépotés trop tôt et qu’ils n’étaient pas assez gros pour résister ? Est-ce qu’il a fait un peu trop sec ? Est-ce que le sol ne convenait pas trop aux poivrons ? On essaiera de faire différemment l’an prochain, car si les gens le font, c’est que ça doit bien fonctionner d’une certaine manière!

Certaines graines ont germé et ont donné des plantes: les courges, les cornichons, les courgettes et même les melons! Et les plantes ont bien pris: nous avons mangé la salade pendant plusieurs mois et nous avons récolté les betteraves fin juillet.

Potager-nights

Une fois qu’Olili est couchée et que nous avons fini de diner, nous adorons passer nos soirées dans le jardin, avant que la nuit ne tombe. Aux mois de juin et juillet, c’était franchement merveilleux car les soirées sont longues. Après les journées chaudes, on profite de la douceur du soir pour désherber, donner de l’eau. Je fais mon petit tour d’inspection et j’admire les plantes qui grossissent, les légumes qui pointent leur nez. Jour après jour ça pousse, ça évolue. On passe du temps dans la terre, on est tout dégueu, mais c’est super agréable, ça vide la tête, on perd la notion du temps. On profite de la vie de l’impasse: les enfants des voisins jouent dans la rue, les voisins discutent sur leur terrasse, le clocher sonne les heures. La lumière décline, décline, jusqu’à ce qu’on n’y voit plus assez clair pour distinguer quoi que ce soit. Alors on va se coucher et on a l’impression de vivre comme nos ancêtres.

Je ne pensais pas que ça marcherait. Je suis sûre qu’on a une énorme marge de progression, mais c’est tellement satisfaisant et simple. Tu plantes, tu arroses, tu désherbes et ça pousse, ça donne. C’est vraiment génial. Je vous avoue que ma première motivation était du style « savoir d’où vient ce que je mange »/ »comment gagner en auto-suffisance ». Et maintenant, j’ai compris qu’on éprouve énormément de satisfaction à voir grandir ce que l’on a semé et bichonné.

La cueillette au milieu de la jungle

Et quel plaisir d’aller récolter, cueillir, puis savourer ou offrir aux autres. Hier, après trois semaines d’absence, on trépignait d’impatience avec André sur le chemin du retour. Comment serait le potager ? Est-ce qu’il restera des tomates ? Est-ce qu’on aura quelques courgettes ? Est-ce que les plantes seront en formes ou auront-elles crevé de chaud ?

En arrivant, nous avons retrouvé notre jardin en friche évidemment: plein de mauvaises herbes, du robinier/acabia partout. Et ensuite, en faisant notre tour du jardin, nous avons vu les pieds de tomates pleins à craquer, quelques énormes courgettes de 60 cm de long. Il y a de la menthe partout, et les salades sont « montées en graine ». Je n’avais jamais vu ça évidemment: une salade en forme de pyramide, haute de 30 cm, avec plein de graines au bout. Et oui, même les salades ont des graines.
Après avoir coupé du robinier pour pouvoir accéder aux allées, André a ramassé 3 kilos de tomates bien rouges et délicieuses. Moi je me suis occupée des courgettes: 6 grosses courgettes mutantes et 3  de tailles « habituelle ». 3 gros cornichons. 1 bébé melon est en route. 2 bébés potimarrons. Des haricots prêts à être ramassés.

On va pouvoir préparer et congeler tout cela, c’est trop chouette. Peu à peu, on devient « jardivores » 🙂